
Les cérémonies du bicentenaire de la naissance du héros "
farroupilhe" (en référence aux "
farrapos", les indépendantistes du
Rio Grande do Sul auxquels
Garibaldi apporta son concours entre 1835 et 1840) unissent l’État du
Rio Grande do Sul au
Brésil et différentes villes d’Europe, pour des événements culturels et des activités festives pour le 4 juillet. Les manifestations seront organisées par les comités et les descendants de
Garibaldi.
L’historienne Elma Sant’Ana, présidente de l’Institut Anita Garibaldi de Porto Alegre, est venue en Italie et en France entre le 27 décembre et le 9 janvier à la recherche de documents et pour affiner les liens avec les différents acteurs du bicentenaire.
Elle s’est notamment rendue à Velletri, Aprillia, Mentana, Rome et Nice où elle a rencontré le président Jean-Pierre Mangiapan et Gérard Colletta.

Au cours de cette rencontre, elle a proposé la signature d’un pacte d’amitié entre l’
État du Rio Grande do Sul et le département des
Alpes-Maritimes, soulignant que la famille
Garibaldi peut être considérée comme le lien entre le sud de l’Amérique et l’Europe méditerranéenne. Le Comité niçois et la représentante brésilienne ont envisagé une intervention du président du Brésil
Lula à propos de
Garibaldi et la venue d’un navire de la marine brésilienne porteur de la "
chama criuola" (flamme symbolique de la culture gaucho). Le bâtiment arriverait à
Nice le jour du bicentenaire.
L’
État du Rio Grande do Sul organisera diverses expositions itinérantes, conférences, expositions de documents et un concours littéraire sur
Garibaldi. La ville de
Capivari rappellera le souvenir du passage des embarcations de
Joseph Garibaldi, le
Seival et le
Farroupilha, le 5 juillet.
São José do Norte reconstituera la bataille du 16 juillet 1840 et, dans la ville de
Mostardas aura lieu l’hommage à
Menotti Garibaldi, fils de Joseph et d’Anita, né dans cette cité en 1840. Son acte de naissance officiel vient tout juste d’être signé, à la requête du Ministère Public de l’État. “
Désormais, Menotti Garibaldi est reconnu citoyen gaucho brésilien”, souligne
Elma Sant’Ana.